Ta mesure est celle de la grâce
« L’âme devient visible quand l’ego devient cendre : de cette poussière s’élève une clarté qui ne vient ni du monde ni du temps. »
Dans notre marche spirituelle, certaines paroles résonnent comme des révélations. La citation que nous méditons aujourd’hui nous invite à comprendre que la lumière intérieure demeure souvent voilée par notre ego, par nos certitudes, par nos illusions. Pourtant, dans la tradition biblique, la véritable transformation commence lorsque l’homme accepte de se dépouiller de ce qui le ferme à Dieu.
L’Écriture nous rappelle que Dieu se révèle souvent au cœur de notre fragilité. Lorsque saint Paul affirme : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi » (Ga 2,20), il montre que la puissance de Dieu peut se déployer lorsque l’ego s’efface. Paul a dû laisser brûler ses certitudes pour accueillir une lumière qui ne vient pas du monde, mais de la présence du Christ.
Jésus lui-même proclame : « Heureux les pauvres de cœur » (Mt 5,3). Celui qui est pauvre de cœur n’est pas vide de valeur ; il est libre de l’illusion de se suffire à lui-même. Là où l’ego devient poussière, la lumière de Dieu peut enfin se lever.
Dans la Bible, la poussière n’est jamais seulement un symbole de faiblesse : c’est aussi un lieu de création. Dieu façonne Adam à partir de la poussière ; Job retrouve la paix en reconnaissant sa propre petitesse ; Paul rencontre la vérité sur la route poussiéreuse de Damas. Ainsi, lorsque notre citation affirme que l’âme devient visible quand l’ego devient cendre, elle révèle une vérité : nos illusions doivent tomber pour que se dévoile ce que Dieu a placé en nous.
La cendre n’est pas la fin : elle prépare une nouvelle naissance. De cette poussière intérieure s’élève une clarté qui ne dépend ni du temps ni des regards du monde. C’est la lumière de l’âme, animée par le souffle de Dieu.
Le prophète Élie en a fait l’expérience : il cherche Dieu dans le vent, le tremblement de terre, le feu… mais c’est dans « la voix d’un fin silence » qu’il reconnaît la présence divine. Ce silence intérieur est impossible tant que l’ego fait du bruit. Lorsque l’agitation s’apaise, une lumière profonde apparaît : une lumière qui ne vient ni du monde ni du temps, mais du Royaume.
Ce silence n’est pas un vide menaçant : c’est un sanctuaire. C’est l’espace où Dieu parle à l’âme.
Quand l’ego se purifie, notre vie change. Nous devenons plus doux, plus vrais, plus libres, plus lucides. Nous cessons de dépendre du regard des autres. Nous comprenons que notre valeur profonde ne vient pas de nos réussites, mais de la lumière intérieure qui nous habite.
Nous découvrons alors que nos épreuves ne nous détruisent pas : elles nous révèlent.
Cette méditation nous rappelle que la vie spirituelle n’est pas un ajout, mais un dévoilement. Dieu n’attend pas que nous devenions quelqu’un d’autre ; Il nous invite à redevenir ce que nous sommes vraiment : une âme capable de lumière.
Accueillons donc les moments où l’ego se fissure, non comme un échec, mais comme une ouverture. Lorsque l’ego devient cendre, ce qui demeure est vrai, pur et durable. De cette poussière se lève une clarté qui n’appartient ni au monde ni au temps, mais à l’éternité.
— Un Ciel en Soi
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